mercredi 15 juin 2011

Cheikh Gueye, 1er adjoint au maire de Dakar et membre de la Ligue Démocratique (Ld)



« Dans un délai très court, Dakar va reprendre justement les feux de signalisation qui vont faire partie du mobilier urbain de Dakar ».

Le premier adjoint au maire de Dakar, Khalifa Sall, a détaillé les actes forts posés par le maire et l’équipe municipale. Dans cet entretien, Cheikh Gueye, par ailleurs membre de la Ligue démocratique, dénonce le nouveau redécoupage administratif dans certaines localités. Il salue la décision de la Coalition Bennoo Siggil Sénégal d’aller à l’élection présidentielle par un candidat de l’unité.

Quel bilan pouvez-vous nous faire pour vos deux ans de gestion à la tête de la mairie de Dakar ?
Il va être difficile au niveau où nous sommes de dégager un bilan mais ce que je puisse dire c’est que nous avons essayé autant que possible pour se faire conformément à notre programme de campagne, à notre projet de ville que nous avions soumis à l’appréciation des populations de Dakar. Nous avons posé des actes très forts. Je ne citerai que quelques éléments qui me semblent extrêmement importants. Il y’a entre autres la déclaration de patrimoine du maire qui a été bien apprécié par les populations. Nous avons opté une gestion transparente et participative. Sur ce, le budget de la mairie est sur internet. Dans le secteur de l’éducation, nous avons initié des programmes comme le lait à l’école, les uniformes, les fournitures et les bourses et aides, la santé à l’école et l’organisation des colonies de vacances qui vont bientôt commencer. Au niveau de la santé, nous avons signé une convention avec des structures sanitaires de la ville de Dakar pour prendre en charges les problèmes de santé des populations. Il y’a aussi la volonté du maire de mettre en place des structures de santé très relevées. A l’hôpital Abass Ndao, il y’a un bon état d’esprit de travail. Le travail a repris et aujourd’hui il y’a une offre de service de santé de qualité. Pour la jeunesse et le sport, pas plus tard que la semaine dernière, on venait d’organiser les olympiades de la capitale dénommées Olympi’Dak (NDLR : c’est une politique de massification de la pratique et de la promotion du sport et de l’olympisme au niveau des jeunes) et le meeting de Dakar. Chaque année, on organise treize coupes du maire dans les différentes disciplines sportives.
Comment faites vous pour dérouler votre programme en collaboration avec l’Etat et les communes d’arrondissement ?
Nous organisons des réunions mensuelles avec les maires des communes d’arrondissement pour partager avec eux et voir dans quelle mesure on pourrait donc dans une collaboration faire de sorte que les programmes de Dakar puissent être déroulés normalement. Nous avons aussi une collaboration intelligente avec l’Etat parce qu’il faut jamais perdre de vue qu’en tant que collectivité locale, nous sommes un démembrement de l’Etat et il faut comprendre que la décentralisation comme un système à responsabilité partagé. Sous ce rapport, c’est le lieu de se féliciter de la bonne collaboration que nous avons avec l’Etat dans beaucoup de domaines et sur lesquels nous avons acquis des résultats probants.
Lors de votre installation, le maire, Khalifa Sall, avait prôné la gestion participative. Est-ce c’est toujours le cas ?
C’est toujours le cas. . Le maire et l’équipe municipale ont aménagé des espaces pour discuter, échanger et recueillir les avis, conseils et propositions de la population. Et dans ce cadre, il faut magnifier la mise sur pied du conseil consultatif de la ville de Dakar et du comité consultatif dans les communes d’arrondissement. Il y’a des échanges et concertations que nous avons avec les marchands ambulants surtout par rapport à l’espace public et comme réponse aujourd’hui, la ville de Dakar est en train de construire un centre commercial au profit de ces marchands ambulants identifiés. Et tout cela a été réalisé par les marchands ambulants eux même. Donc c’est dire que non seulement c’est la gestion participative mais nous responsabilisons les acteurs dans les domaines concernés pour qu’ils se sentent de plus en plus impliqués. C’est cela notre philosophie, note conception au niveau de la ville.
Vous aviez acheté des terrains, qui avaient fait l’objet d’un polémique en entre l’état et vous, pour recaser les marchands ambulants. Où en êtes-vous avec ce projet ?
Oui j’en parlais tout à l’heure. Si vous allez vers Enda Ecopol, vous verrez que les constructions ont commencé. Moi-même j’ai eu, avec l’adjoint au maire chargé du secteur, à organiser une visite de terrain pour nous rendre compte de l’état d’avancement des travaux qui se poursuivent et qu’à date échue, effectivement les travaux vont être finaliser et les clés des cantines seront remises à l’ensemble des marchands ambulants bénéficiaires. Et à coté de cela, il y’a le projet de kermel qui va permettre de la délocalisation de certains marchands ambulants et de faire de Kermel un quartier piéton.
Mais jusqu'à présent, on ne vous a pas entendu parler de la régulation de la circulation à Dakar. Pape Diop, le prédécesseur de Khalifa, avait fait des feux de signalisation. Qu’est ce que vous attendez pour refaire ces feux ?
Oui vous abordez une question essentielle, l’espace public. A ce niveau, des efforts réels sont faits. Vous avez vu les volontaires de la ville de Dakar, qui sont aujourd’hui au niveau du centre ville et à travers le périmètre départemental, qui participent et contribuent de manière significative à la fluidité de la circulation. En ce qui concerne les feux de signalisation, il y’a des feux tests qui sont déjà installés. Nous avons lancé le marché, un concessionnaire a gagné le marché. Il a commencé les travaux et dans un délai très court, Dakar va reprendre justement les feux de signalisation qui vont faire parti du mobilier urbain de Dakar.
En tant que élu local, que pensez-vous du nouveau redécoupage administratif de certaines localités ?
C’est une volonté du gouvernement qui aujourd’hui divise la classe politique mais qui divise aussi les populations. Je pense qu’il est extrêmement important que des actes de ce genre soient l’objet de consensus sinon sa va donner ce à quoi nous avons assisté à Mbane et à Samgalkam. Je profite de cette occasion pour présenter mes condoléances à la famille du défunt Malick Ba et aux populations de Samgalkam. L’Etat doit faire attention par rapport à certaines mesures et surtout de mettre en avant les populations qui sont les principales bénéficiaires et qui doivent être au cœur de ces actions. Notre pays, en matière de démocratie et de décentralisation, a fait un grand pas et je ne pense pas qu’aujourd’hui qu’on va régresser ou agresser les populations par rapport aux actes que le gouvernement pose.
Vous êtes membre de ligue démocratique qui fait partie de Bennoo Siggil Sénégal. Quel rôle votre parti plus particulièrement votre secrétaire général joue au sein de Bennoo Siggil Sénégal ?
La Ligue Démocratique en matière d’unité, a une grande expérience. Nous posons tout notre poids pour créer des cadres unitaires parce que nous pensons qu’aujourd’hui nous sommes à l’ère des coalitions, des rassemblements. En ce qui concerne Bennoo Siggil Sénégal, Abdoulaye Bathily ne cesse pas de tirer son épingle de jeu, de par ses prises de positions, ses engagements, son enthousiasme, sa volonté à rassembler, à faire de telle sorte que l’opposition soit unie. Il faut aussi féliciter tous les leaders de Bennoo qui ont compris que c’est une question de survie, de nécessité que les partis d’opposition puissent se retrouver. Les populations le disent de façon très claire. Elles veulent l’unité de Bennoo. Les élections locales de 2009 sont des preuves palpables que l’opposition ne pourra s’en sortir qu’unie. Et sur ce chemin, dans ce combat, la Ligue Démocratique à travers son secrétaire général le professeur Abdoulaye Bathily est en train de tout faire pour garder cette unité au sein de Bennoo.
Bennoo a opté pour aller à l’élection présidentielle de 2012 avec un candidat de l’unité, de rassemblement qui va conduire une transition une fois au pouvoir. Êtes-vous pour que votre Abdoulaye Bathily soit ce candidat de l’unité ?
Il est difficile au moment où nous sommes de dire qui va être candidat. L’approche de Bennoo est très pertinente parce que nous ne cesserons jamais assez de dire qu’aujourd’hui pour sortir le Sénégal dans cette situation, on n’a pas besoin d’un homme ou une femme mais un groupe d’hommes et de femmes qui partagent les même valeurs et principes. Nous voulons une équipe qui sera en mesure de régler les problèmes des sénégalais. Une équipe qui va charger de faire une refondation de la république. N’importe qui au sein des leaders de bennoo peut diriger cette équipe. Mais il y’a des critères pour choisir ce candidat de l’unité.
Propos recueillis par Saliou Seck

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